Dernière expédition lundi 1er juin. Impossible de commander entre ces deux dates. Reprise le lundi 28 septembre 2026.

LA TAILLE DES VÉGÉTAUX SELON LES RÈGLES DE L’ART

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Les trois règles de l’art correctement identifiés

A – LES RÈGLES DE L’ART SELON LES LOIS DE LA NATURE

B – LES REGLES DE L’ART DES ORNEMENTAUX IMPOSÉES PAR L’HOMME

C – LES RÈGLES DE L’ART DES FRUITIERS IMPOSÉES PAR L’HOMME

L’importance des arguments d’une prestation de taille selon les règles de l’art.

A - C’est quoi les prestations de taille selon les lois de la nature ?

La taille selon les lois de la nature consiste à optimiser l’esthétique, favoriser la floraison, la végétation, la fructification d’une plante, sans nuire à son allure, et à son port naturel, respecter sa morphologie.

Une intervention pour dégager un passage, dégager la vue, régler la cohabitation entre les plantes, réduire un développement excessif. La taille selon les lois de la nature c’est supprimer les contraintes d’excès de développement, par une réduction de volume, réduction de hauteur, et de grandeur de branches, dans le respect de son allure et de sa nature, et non pas se contenter de couper ce qui dépasse. Tout en respectant par la taille, l’allure et le port naturel de la plante.

C’est la plante qui dicte au jardinier ce qu’il doit faire ! Et non pas l’homme qui impose à la plante ce qu’il veut faire !

Lorsque l’on veut commander à la nature, il faut d’abord lui obéir. Après une prestation de taille, la plante doit rester naturelle. C’est cela les règles de l’art selon les lois de la nature.

Les interventions de taille personnalisées par les jardiniers comme étant : ‘taille sévère’, taille courte, taille longue, taille à 3 yeux, etc…. Trop souvent pratiquée comme règle d’or sont à proscrire, car ces pratiques ne prennent pas en compte le respect de l’anatomie et la morphologie de la plante, mais seulement la volonté du jardinier d’imposer sa technique à sa manière autoritaire au végétal.

(Plus loin en conclusion dans cet exposé, je détaillerai toutes les bonnes pratiques à satisfaire pour une bonne intervention de taille selon les règles de l’art des lois de la nature et imposées par l’homme)

B – La prestation de taille imposées par l’homme dans l’art du jardin.

Depuis la Renaissance et la Révolution Cartésienne, il s’est imposé à l’homme dans l’Art du Jardin, de dominer la nature et de la mettre à son service. Ce qui a eu pour conséquence des nouvelles pratiques, laissant libre court aux jardiniers d’imposer leurs techniques de création et de l’art de la taille selon leur volonté et leur bon vouloir.

De cette volonté, il s’est créé plusieurs formes de tailles structurées.

- Formes classiques (l’art topiaire, boules, cubes, cônes, pyramides, …)

- Formes animalières (canards, écureuils, girafes, …)

- Formes architecturées (colonnes, torsades, damiers, labyrinthes, …)

- Formes asiatiques (nuages, parasols, niwaki, bonsaï)

De cette volonté de tout structurer, et marquer son territoire. Il faut indiquer les limites par des haies formelles (limites imposées)

- Limites par des bordures (15 à 25 cm)

- Limites des enclos et terrasses par des haies basses (40 à 60 cm)

- Limites de zone par des haies de tailles moyennes (100 à 150 cm)

- Limites de propriétés par des grandes haies (180 à 200 cm)

- Limites des brises vent et cache misère de grande hauteur (4 m et +)

A toutes ces créations structurées et formatées par décision humaine, Qui n’existe pas dans la nature. Les prestations de taille pour la création et l’entretien de tous ces sujets structurés, non conforme aux lois de la nature font obligatoirement l’objet d’un art de taille spécifique.

Les interventions de taille imposées par l’homme sont beaucoup plus contraignantes que pour les plantes naturelles. Dans l’absolu elles sont plus simples, car n’exigent pour l’entretien qu’une taille de raccourci.

Couper ce qui dépasse pour les haies et les topiaires devient la règle.

Pour la création d’un topiaire, le jardinier met sa volonté au bout de sa cisaille selon son imagination et sa fantaisie seulement par le raccourci.

C – La taille des fruitiers imposée par l’homme dans les vergers.

Pour valoriser l’esthétique des fruitiers, simplifier la cueillette, l’homme à structurer des formes fruitières en vue de maitriser la récolte, et rendre le verger plus décoratif dans l’architecture du jardin.

- Formes en tige, demi-tige ou buisson évasées pour les arboriculteurs.

- Formes en cordon, palmette, gobelets et double U pour les jardiniers.

Les prestations de taille des fruitiers structurés sont très techniques. Elles nécessitent des compétences sur la physiologie propre à chaque espèce. Les fruits à pépins et les fruits à noyaux ont des exigences spécifiques.

Chaque genre est différent, suppression et raccourci, une règle précise.

D – LES BONS TERMES UTILES, pour une taille selon les règles de l’art. (Un minimum de connaissance est indispensable)

Pour une taille juste, il faut parler avec des mots justes, rien d’autres. Les mots : ‘tailler, couper, rabattre’ sont des termes génériques, sans aucune précision de ce qu’il est précisément fait sur la plante.

(Mal nommé les choses, c’est ajouter à la misère du monde. ALBERT CAMUS)

Les mots justes correspondant à la réalité précise des gestes de taille sont : non pas tailler ou couper mais choisir le mot juste ‘GARDER’. Qu’est-ce que je dois garder, plutôt que, qu’est-ce que je dois couper.

Car le résultat visible après la taille sera les feuilles, les fleurs et les fruits sur ce que vous aurez gardé, non pas sur ce qui va dans la poubelle. Concentrer son esprit uniquement sur ce que l’on va garder.

Ensuite les bons termes à utiliser sont au nombre de trois :

1 – Garder toute la longueur (d’une branche ou d’une ramification).

2 – Supprimer faire disparaître complètement toute la longueur.

3 – Raccourcir c’est garder plus court (branches ou ramifications).

Pour pratiquer une taille juste, il faut utiliser des mots justes.

 

En conclusion, les seuls mots justes à conserver sont :

GARDER – SUPPRIMER – RACCOURCIR En remplacement des termes courants : tailler, couper, rabattre. Sont des barbarismes non définis, qui requiert l’imprécision. Un rameau supprimé à la base, ne repousse jamais, ou très peu. Un rameau raccourci, augmente le nombre de rejets supplémentaires.

A – Place aux bonnes pratiques selon les règles de l’art !

Se concentrer sur ce que l’on veut garder, nous montre tout de suite les rameaux à supprimer. (Ceux qu’il ne faut et ne voulons pas garder).

A partir du juste vocabulaire, le jardinier doit s’interroger sur la phase suivante, savoir qu’elles sont les rameaux à garder de préférence.

Pour y parvenir, le jardinier doit distinguer deux choses importantes !

Le vieux bois toujours ramifié, du jeune bois non ramifié, peu ramifié. La couleur de l’écorce est toujours différente des deux bois comparés. Il est préférable de privilégier de garder du jeune bois, au vieux bois.

Il faut ensuite distinguer les différents bois, dont la plante est garnie.

1 – Le gros bois, toujours le plus long, grandit et grossit le plus vite.

2 – Le bois intermédiaire, moins grand, moins gros, grandit moins vite.

3 – Le petit bois toujours sous forme de ramification, court et fin à ceci de particulier, qu’il ne grandit et ne grossit jamais, le 1er à dépérir, mais il peut tout aussi bien fleurir et fructifier comme ses congénères. Garder le bois jeune, gros ou intermédiaire, c’est le choix du jardinier.

Dans le monde végétal, il existe seulement trois types de floraison.

Pour les interventions de taille à port naturel des arbustes à fleurs, le jardinier doit s’assurer à quelle physiologie la floraison appartient.

(Type 1) fleuri seulement sur bois de l’année en cours (vigne, rosier)

La floraison d’aucune plante à feuillage persistant n’est de type 1

(Type 2) fleuri toujours sur bois de et des années précédentes (Deutzia)

(Type 3) fleuri uniquement sur vieux bois, 3 ans et + (Syringa, Cercis)

Dans le monde végétal, on est jeune la première année sur bois nu. On est adulte la deuxième année, sur du bois ramifié. On est vieux à partir de la troisième année, sur ramification excessive.

La floraison de type 1, s’installe sur le jeune bois de l’année en cours. On doit supprimer à la base, le bois mort et le vieux bois, pour ne garder que le jeune bois non ramifié, puis raccourcir celui-ci en fonction de la vigueur de la plante, afin de provoquer des rejets qu’il faut garder sur lesquelles les fleurs et les fruits vont s’installer.

La floraison de type 2, s’installe sur les branches et les ramifications du bois adulte de l’année précédente, et peu se poursuivre su vieux bois. La taille doit supprimer à la base le bois mort et les veilles branches en surnombre, garder un maximum de branches adultes ramifiés sur lesquelles viendrons s’installer les premières floraisons en 2ème année. Jamais raccourcir toutes les branches que l’on a gardées. Raccourcir un arbuste de type 2, est une faute à ne pas commettre.

La floraison de type 3, s’installe sur les rameaux qu’en troisième année, souvent plus tard sur certains genres tardifs (Liriodendron) Les interventions de taille sur type 3, imposent une pratique complètement différente, non conforme aux deux types précédents. A la plantation d’un jeune sujet de type 3, il faut laisser venir et garder toutes les jeunes branches, ne rien supprimer jusqu'à se manifeste la première floraison. Lorsque la plante bien installée et bien développée fleuri chaque année, il faudra toujours garder un maximum de vieux bois, les seules à donner des fleurs. (Surtout ne pas les raccourcir)

Les végétaux de type 3, rejettent souvent du jeune bois à partir de la souche ; en fonction de la vigueur de la souche, c’est en partie ou en totalité qu’il faut supprimer au pied les jeunes branches en surnombres. Si l’on raccourci une vieille branche, il faudra attendre un minimum de trois années et + pour accueillir une nouvelle floraison.

Les interventions de taille selon les différents types de floraison

Type 1 - Pour les interventions de taille sur les végétaux de type 1

Taille de formation / entretien c‘est : SUPPRIMER et RACCOURCIR.

Type 2 et 3 - Les interventions de taille sur les végétaux de type 2 et 3

Taille de formation / entretien c’est : SUPPRIMER ne pas RACCOURCIR

B – Les règles de l’art imposées par l’Homme dans l’art du jardin.

Pour les interventions de taille sur végétaux structurés par l’homme.

- Taille des différentes haies structurées.

- Taille des différentes structures en Art Topiaire.

- Taille des différentes structures en Art Asiatique.

Taille de formation / entretient c’est : RACCOURCIR ne pas SUPPRIMER.

C – les règles de l’art imposées par l’homme dans les vergers.

Pour les interventions de taille sur les fruitiers structurés par l’homme Taille de formation et entretien c’est : SUPRIMER et RACCOURCIR.

Liste détaillée de floraison des végétaux de type 1 – 2 – et – 3

FLORAISON des VÉGÉTAUX DE TYPE 1 – (Les plus courants)

Althea, Alyogyne, Bignonia, Buddleja, Callicarpa, Caryopteris, Cassia, Caesalpinia, Ceanothus caduc, Clematis à grandes fleurs, Clethra, Clerodendrum, Cortaderia, Coronilla, Datura, Elsholtzia, Fuchsia, Hibiscus, Hydrangea paniculata et arborescens, Hypericum, Indigofera, Kolkwitzia, Lagerstroemia, Lavatera, Lavandula, Leycesteria, Lespedeza, Passiflora, Plumbago, Perovskia, Rosiers nains et certains grimpants, Spiraea, Teucrium, Tibouchina, Vitex, Vitis, Solanum.

TAILLE pour floraison de TYPE 1 = SUPPRIMER et RACCOURCIR

FLORAISON des VÉGÉTAUX DE TYPE 2 - (LES PLUS COURANTS)

Abelia, Abeliophyllum, Aronia, Baccharis, Berberis, Camellia, Chimonanthus, Chaenomeles, Clematis à petite fleur, Chionanthus, Choisya, Cistus, Cornus, Cotoneaster, Cytisus, Cuphea, Deutzia, Dipelta, Elaeagnus, Escallonia, Enkianthus, Euonymus, Exochorda, Acca, Forsythia, Gaulteria, Genista, Hebe, Hamamelis, Hydrangea macrophylla et quercifolia, Kerria, Leucothoë, Ligustrum, Lonicera, Laburnum, Mahonia, Malus, Mimosa, Nandina, Osmanthus, Philadelphus, Photinia, Physocarpus, Prunus, Pyracantha, Paulownia, Ribes, Robinia, Rosmarinus, Spartium, Rosier botanique, Symphoricarpos, Sorbus, Tamarix, Weigela, Wisteria.

TAILLE pour floraison de TYPE 2 = SUPPRIMER et ne pas RACCOURCIR

FLORAISON des VÉGÉTAUX DE TYPE 3 - (LES PLUS COURANTS)

Aesculus, Agave, Catalpa, Cercis, Dyospyros, Fraxinus, Garrya, Ilex, Magnolia, Myrtus, Musa, Nerium, Rhus, Syringa, Tilia, Zelkova,

Le jeune bois ne donnant pas de fleurs avant 3 ans ou + est de type 3.

TAILLE pour floraison de TYPE 3 = SUPPRIMER et ne pas RACCOURCIR

Les périodes d’intervention de taille selon les règles de l’art.

Taille en arrêt de végétation (Hiver) pour les végétaux de type 1

Taille après floraison en cours de végétation / végétaux de type 2 /3. Des rosiers, clématites, et autres plantes sont de type 1 et de type 2. Chaque Genre (pas tous) possèdent des espèces de types différents. Le végétal a une hauteur maximum génétiquement programmée, la taille ne fera jamais changer la hauteur. Une réduction de hauteur et de volume sera réglée par la suppression, jamais par le raccourci.

ROMANÈCHE la MONTAGNE, LE 14 OCTOBRE 2024

ANDRÉ GAYRAUD

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